Economie de l'information - mesure de l'enthousiasme

De Le modèle M3M
Révision datée du 11 février 2009 à 19:04 par Pge (discussion | contributions)
(diff) ◂ Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante ▸ (diff)
Aller à la navigation Aller à la recherche

Introduction

La solution proposée ci-dessous se base sur les constats de l'économie de l'information et répond aux spécifications du cahier de charge sur l'économie de l'information.

Il y a un autre point commun entre les différents objets ou œuvres cités au début de l'article relatifs aux constats. Ce point commun est l'activité artistique qui a servi à leur production, ou, de manière plus générale et englobant les logiciels, l'activité créatrice qui a servi à leur production. Il s'ensuit que ces  objets tirent leur sens de l'enthousiasme qu'ils suscitent. Leur valeur économique est liée à cet enthousiasme. Et le but des créateurs qui les produisent est souvent d'être reconnu, voire admiré, et mieux encore de susciter l'enthousiasme.
Le modèle proposé ici se base sur cet enthousiasme et sur sa mesure. Il s'articule autour des composantes suivantes:

  • La notion de 'subvention pour production créative' (SPC).
  • L'état qui joue le rôle de plate-forme de distribution des SPC.
  • La base de données globales (Modèle:XDB).
  • Le créateur producteur de contenu créatif - contenu généralement quelconque, mais entrant dans une représentation informatique digitale.
  • Le consommateur de contenu créatif.

Fonctionnement

Le créateur produit ses œuvres, les enregistre dans la Modèle:XDB, et s'il le souhaite en fait la promotion par les moyens qu'il juge utile. Le créateur est soit un individu, soit une quelconque association d'individus.

Le consommateur explore librement le contenu de la Modèle:XDB, et charge gratuitement tous les contenus qui lui plaisent. Le consommateur n'a qu'une contrainte: il doit mesurer et exprimer son enthousiasme pour le contenu et/ou pour le créateur, sous forme de chiffres sur une échelle d'enthousiasme. Le consommateur met à jour comme il le souhaite ses mesures d'enthousiasme.

Pour chaque consommateur, un algorithme passe en revue l'ensemble des enthousiasmes émis, il les pondère en tenant compte de leur ancienneté, et produit une répartition d'enthousiasmes. C'est un ensemble de chiffres dont la somme est égale à 1, et dont chacun représente la part d'enthousiasme du consommateur pour une créateur de contenu. La Modèle:XDB affiche ces chiffres par consommateur et par créateur.  Une autre partie de l'algorithme additionne les enthousiasmes de tous les consommateurs et poursuit le calcul à intervalles réguliers, par exemple toute les semaines, pour déterminer la part que chaque créateur perçoit. Il s'agit d'une part de l'enveloppe globale des SPC. Cette enveloppe globale est déterminée par les autorités ad hoc des structures de l'état, sachant qu'elle couvre toutes les formes de production de contenu digital, des musiques aux films en passent par les logiciels, les images, les textes...

La solution proposée suppose que l'état joue un rôle central et distribue les SPC. Mais bien entendu les SPC sont financées indirectement par le contribuable. Il s'agit donc d'un modèle où le consommateur s'est transformé en contribuable, mais un contribuable avec un pouvoir de décision économique direct. Sa contribution ira à ceux qu'il désigne.

Dans ce système, il y a un minimum d'intermédiaires entre le créateur et le consommateur. Le mécanisme d'allocation est particulièrement transparent. Et enfin les revenus des créateurs dont directement liés à l'enthousiasme qu'ils parviennent à susciter.

Dérives possibles du modèle de l'enthousiasme.

Il serait naïf de concevoir un modèle sans entrevoir les dérives possibles des acteurs qui y joueraient un rôle intéressé.
Dans le cas du modèle de mesure de l'enthousiasme, on peut notamment imaginer que plusieurs citoyens opportunistes préféreraient créer des œuvres factices et s'auto-enthousiasmer plutôt que des 'céder' à d'autres leur enthousiasme et les revenus qui peuvent en découler. Pourrait-on interdire cela ? Eventuellement, mais cela n'aurait aucune efficacité concrète, car les opportunistes pourraient s'organiser en chaînes, groupes, communautés pour obtenir les mêmes effets. L'autre question est: devrait-on interdire cela ? Ce comportement aurait pour enjeu la contribution d'un individu dans le mécanisme de rétribution globale, et cet individu exprime sa défiance pour les créations proposées, son refus de s'enthousiasmer pour d'autres, ou son désir de ne s'enthousiasmer que pour sa propre personne. N'est-ce pas son droit ? La réponse est probablement oui, mais il faut ajouter que la base de données globales afficherait sans ambiguïté ce comportement d'auto-enthousiasme, cet égoïsme culturel. Si cet individu est par ailleurs fort consommateur de contenus digitaux - ce qui figure également dans la BDG - alors c'est la transparence et la pression sociale qui sont les gardiens de ces dérives aux enjeux minimes.

Modèle:XT