Homo Sapiens Citoyen

De Le modèle M3M
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Dualité

L'Homo Sapiens Citoyen est le membre de la sociételle et le membre potentiel de société nouvelles, telles que Modèle:XMOD.

Nous appartenons tous à cette étrange espèce qui se sent investie d'un destin particulier, qui mélange en chacun de ces individus ce qu'il est convenu d'appeler des grandeurs et des faiblesses. Tous sont des héros... parfois. Tous sont médiocres... parfois. La sociételle s'en accommode. Tout modèle de société devrait être réaliste sur ce point: les règles qui régissent les interactions des Homo Sapiens sont inévitablement un mélange de candeur, d'indulgence et de fermeté.

L'expression HSC exprime une dualité évidente. D'une part, l'HSC est membre d'une espèce biologique aux propriétés originales, mais par ses besoins, ses pulsions, ses aversions et ses tropismes, il reste fondamentalement une structure vivante très proches de toutes les autres. Il s'efforce de l'oublier sous ses vêtements de civilisé, mais ses bonheurs et malheurs intrinsèques viennent de là. D'autre pat, l'HSC interagit avec ses congénères au sein de structures de civilisations complexes, au sein desquelles il est spectateur, acteur, mais globalement citoyen.

L'HSC Homo Sapiens

Chaque Homo Sapiens respire; boit et urine; mange et défèque; digère, grandit et vieillit; est blessé, soigné et guéri; désire, est désiré, séduit, copule; porte enfant, enfante, nourrit son enfant ; voit, entend, touche, goute; marche, court, bouge de diverses manières; explore et joue... Chaque Homo Sapiens consacre à ces activités, à ces fonctions, une partie importante de son temps et de son énergie. Il y trouve aussi ses joies les plus simples et les plus authentiques.

En cela l'Homo Sapiens ressemble beaucoup à tous les vivants, et énormément à ses voisins proches le mammifères.

L'HSC citoyen

Mais chaque Homo Sapiens prend aussi ses atours de civilisés. Il discute, argumente et juge; teste et savoure; spécule s'interroge, questionne et prévoit; invente, fabrique, crée; craint et prie;  fait semblant et dissimule; organise... A travers ces activités, il se sent s'élever bien au-dessus de sa condition animale.

Cependant ces activités civilisées sont surtout la manifestation de l'organe spécifiquement sur-développé de l'espèce. Le système nerveux et le cerveau sont à l'Homo Sapiens ce que la trompe est au cheval, l'œil à l'aigle, la patte à la sauterelle: l'organe crucial qui permet d'exceller dans un biotope particulier et d'y occuper une place dominante... La particularité du cerveau, et donc celle de l'Homo Sapiens tient à ce que cette organe sert prioritairement aux échanges et collaborations entre individus. Ainsi naissent le langage, la culture et la civilisation.

La civilisation est alors l'expression particulière de l'organe particulier d'une espèce parmi d'autres. L'Homo Sapiens devenu Homo Sapiens Citoyen, HSC, s'efforce d'oublier son ancrage dans le vivant, mais même le vernis de la civilisation en est une manifestation spécialisée.

Besoins

Qu'il se voie HS ou HSC, l'individu de notre espèce partage encore ceci avec les vivants. Son moteur et son essence sont les tropismes, les aversions et finalement les besoins qui l'habitent et le dirigent. Qu'il s'agisse des besoins biologiques de l'HS ou des besoins sociaux de l'HSC, il se définit plus que tout par ses besoins.

Tout modèle de société, historique, actif ou construit, est bâti sur ces besoins. Les modalités de satisfaction de ces besoins varient énormément, en particulier pour ce qui concerne les besoins sociaux, mais ces modalités de satisfaction des besoins sociaux forment la base de tous les modèles de la cohabitation, et notamment de la société telle que nous la connaissons, la sociételle.

Indulgence

Soumis à ses propres désirs, pulsions, aversions, tropismes, besoins de tous niveaux, l'HS n'a donc pas de ses comportements toute la maitrise qu'auraient des robots perfectionnée, à cause de la dépendance où le placent ces besoins. En s'en détachant il s'éloigne de ses déterminants les plus profonds, tandis qu'en s'y soumettant complètement, il risque de mettre souvent sa liberté en conflit avec celles des autres. A cause de cette dépendance, de ce réglage difficile, l'HS doit être regardé avec indulgence plus que tout. Et tout modèle de société devrait être basé non seulement sur des règles fermes, mais aussi sur une conscience de la faiblesse des individus, sur une indulgence pour ceux qui y cèdent.

Bonheur effectif

La question simple que l'on peut poser à propos de notre espèce et de notre civilisation est alors: "Le bonheur atteint par les individus est il élevé ?". Ou en d'autres termes: "Le niveau de satisfaction des besoins biologiques est il élevé ? Le niveau de satisfaction des besoins sociaux est-il élevé ?"

Pour ce qui concerne les besoins biologiques, la réponse tient en quelques points

  • Dans les pays occidentaux, le niveau de satisfactions moyen des BB est très élevé.
  • Dans d'autres parties du monde, ce niveau de satisfaction est très variable, et dans certaines régions il est faible. L'alimentation, la santé, l'éducation y sont déficients.
  • Si des préoccupations environnementales amènent les HS à prélever de leur environnement des ressources limitées pour en préserver la stabilité, les perspectives futures ne sont pas simples. La démographie planétaire étant ce qu'elle est, les ressources alimentaires, l'eau et l'air resteront ou redeviendront des préoccupations pour de nombreux HSC.

Pour ce qui concerne les besoins sociaux, la réponse plus complexe fait partie des constats de la sociételle.

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