Influences

De Le modèle M3M
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D'où viennent donc nos pensées ?

Ce qui peut germe en chacun de nous a été nourri de formations, de lectures, d'écoutes, de discussions, d'expériences. Voici celles qui ont nourri la démarche Modèle:XMOD.

Formation d'ingénieur: le goût des problèmes

L'ingénieur type (comme le rédacteur) aime les beaux problèmes. Plus précisément, il aime les deux phases d'un exercice:

  1. bien poser un problème
  2. chercher une solution performante au problème posé

Dans notre société, nous sommes entourés de produits qui sont l'expression de la résolution de beaux problèmes. Des technologies extraordinaires combinées à une imagination féconde ont permis d'apporter ces solutions élégantes à des problèmes simples ou (très) complexes. Ces problèmes correspondent souvent à des besoins exprimés, mais souvent aussi ils attaquent des besoins non encore formulés.

Il est donc très bizarre de voir à quel point de mauvaises solutions continuent à être utilisées, tandis que peu de personnes s'en étonnent ou cherchent à élaborer de meilleures solutions.

Mais souvent derrière un problème mal résolu se cache un problème mal posé.

De tous ces problèmes mal résolus eu mal posés, le plus gros, le plus évident, le plus cher est sans contexte celui du mode de vie et de relations que nous autres hommes adoptons collectivement.

Depuis toujours, ce problème s'est baladé périodiquement parmi les neurones du rédacteur. Toujours il a été frappé du fait qu'il était traité et résolu comme un bizarre bricolage, en non comme un beau problème d'ingénieur, c'est à dire avant tout bien posé.

Le modèle Modèle:XMOD, c'est une tentative de

  • bien poser ce problème, surtout
  • bien construire une solution à ce problème, autant que possible

Naturellement, beaucoup de personnes objecteront que le problème de la définition de la société humaine est bien trop large ou trop subtil pour être traité par de simples ingénieurs. A cette objection, deux réponses se présentent:

  • Les problèmes traités par les ingénieurs ne se limitent pas à la mécanique, la chimie ou l'électricité. La modélisation prise comme outil aux mains de l'ingénieur traite aussi des domaines complexes, flous, incertains,... et tout cela dans une démarche qui garde une trame de rigueur.
  • Ce problème de société, si large et si subtil, est-il de facto si bien résolu par les non-ingénieurs qui ont construit les solutions utilisées aujourd'hui ? Ces politiciens, ces économistes, ces philosophes se sont-ils penchés sur ce problème de manière compétente, méthodique et globale ? Ont-ils posé le problème de manière claire ? Ce que nous avons sous les yeux nous montre plutôt un ensemble bizarre d'héritages antiques, de compromis, de bricolages... Ce que nous avons sous les yeux semble par ailleurs de manière générale susciter systématiquement autant de critiques que d'éloges.

Formation de biologiste: qui sommes nous ?

Chacun de nous se pose des questions sur les fondements de sa propre nature.

Beaucoup de discipline cherchent à y répondre, et notamment:

  • la philosophie, qui offre des réponses riches, mais généralement controversées
  • la psychologie, qui offre des réponses passionnantes, mais dans un champ peu scientifique
  • la biologie, qui offre des réponses limitées, mais dans un champ scientifique

A cause de sa nature scientifique, le rédacteur a aimé le type de réponses qu'offre la biologie, et il a choisi ces études pour cette raison.

Donc pour se définir, et pour définir les congénères qui l'entourent, il aime partir de cette base biologique qui nous définit tous de manière incontestable.

Le problème de l'ingénieur énoncé supra concerne donc avant tout une espèce animale, avec ses étonnantes particularités, mais fondamentalement avec ses besoins biologiques.

Les structures vivantes, virtuoses de la régulation

Il y a par ailleurs une remarquable interférence entre la pensée de l'ingénieur et l'observation du monde vivant. 

Une bonne part des travaux d'ingénieurs tourne autour de mécanismes de régulation. Il s'agit de s'assurer qu'un système (réacteur, usine, service de prestation) décrit par diverses variables inclut des mécanismes adéquats pour maintenir ces variables dans des fourchettes de tolérance, ou aussi près que possible d'une valeur optimale. Souvent la nature des systèmes construits est telle que cette régulation devient extrêmement complexe à définir, et les solutions proposées sont manifestement imparfaites, mais un certain niveau d'imperfection est toujours considéré comme admissible, simplement parce que la perfection est hors de prix.

Au contraire les structures vivantes nous montrent des dispositifs de régulation incroyablement raffinés. Leur complexité est telle que dans l'écrasante majorité des cas, la recherche humaine avoue humblement n'avoir qu'une compréhension très parcellaire de ces rouages.

C'est donc un défi pour les ingénieurs en général, et pour la construction du modèle Modèle:XMOD en particulier. Il s'agit de trouver des variables à réguler, et des dispositifs de régulation inspirés d'une logique biologique, et propre à maintenir stable les pressions internes d'une communauté d'HSC (Homo Sapiens Citoyen).

Ceci paraît évident, mais il faut souligner que cette approche est aux antipodes de celle retenue dans la régulation des sociétés qui prédominent aujourd'hui. Ces sociétés, pour répondre aux instabilités et aux soucis de régulation procèdent par dispositifs légaux, couches règlementaires et mesures ponctuelles. L'entropie engendrée par cette approche pulsatoire est un des maux de l'environnement des HSC. Ceux-ci ne sont plus en mesure ni de connaître l'ensemble des règles auxquels ils sont soumis, ni d'en percevoir les causes et les finalités. Dans bien des cas, ces finalités ont disparu, mais les règlements qui y obéissaient subsistent comme strates inférieures indispensables aux strates réglementaires plus récentes.

Colères de père

Parmi les influences majeures qui l'ont touché, plusieurs sont liées à la relation du rédacteur avec ses enfants.

Souvent les préoccupations qu'il lui ont causées se sont traduites par des colères.

Certaines colères sont liées à certaines "vertus" qu'il ne trouve pas chez eux.

D'autres se retournent contre lui, et son incapacité à leur avoir transmis ces vertus (à supposer qu'il en dispose moi-même). 

Cependant de manière générale, il faut admettre que la présence ou l'absence de ces vertus tient surtout au monde dans lequel ils grandissent, et qui n'a pour objectif ni leur bien-être, ni leur épanouissement, ni le développement de vertus.

Avoir, paraître et être : Mens Sana ?

Notre environnement met en évidence et glorifie les apparences avant tout. L'élégance physique éteint toute autre forme de séduction.

Pour acquérir son identité sociale, l'adolescent se soumet en priorité au culte de l'apparence, et ensuite à celui de la détention d'objet valorisant ceux qui les portent. Ceci n'est pas neuf, mais peut-être est ce plus visible dans la sociételle du XXIème siècle du fait du pouvoir de consommation mis à portée des adolescents.

L'être ne vient souvent que bien après le paraître et l'avoir.

Il est difficile de reprocher cela à quiconque, et certainement à ceux qui font ces choix: c'est la sociételle qui induit ces valeurs chez nos adolescents, et qui souvent tourne en dérision les principes éducatifs qui voudraient y faire obstacle.

L'HS consommateur

En effet, l'adolescent est considéré dans notre société avant tout comme un consommateur. La machinerie des entreprises libérales les cible pour des produits de plus en plus nombreux : outils de communications, outils de délassement, véhicules divers, aliments de plaisir, boissons douces, boissons énergisantes, boissons alcoolisées, cigarettes, drogues plus ou moins licites, produits de beauté, chirurgie esthétique,... La liste est longue, et les chiffres d'affaire mis en jeux sont colossaux. Les jeunes ne sont pas vus comme acteurs constructeurs des années à venir, mais plutôt comme les vaches à lait économiques d'une spirale de consommation qui a du mal à entretenir une croissance des besoins collectifs. 

... Corpore Sano ?

Dans ce contexte, il est frappant de constater à quel point la santé des adolescents est sacrifiée à des enjeux économiques. Qu'il s'agisse de produits pharmaceutiques, d'alcools, de chirurgie esthétique, des enjeux à court terme se superposent ou éteignent les préoccupations de santé collective à moyen terme. Bien souvent ces produits font l'objet de démarche de marketing puissantes, et il semble bien difficile de se mettre en travers des séductions avancées.

Personnalité fortes

De nombreux personnages ont contribué à façonner le rédacteur.

Lesquels ? Ils sont nombreux, mais s'il faut ne mentionner que les plus marquants, voici un essai de sélection:

  • Jules Verne - la puissance romantique de l'imagination
  • John Irving - l'absurdité du destin
  • Gabriel Garcia Marquez - le rêve et le destin
  • Jacques Lefèvre - puissance de la modélisation
  • René Van Kol - cheminement imprévisible de la pensée
  • Van Goor - la beauté de la rigueur
  • Karl Marx - changer et imaginer le monde
  • Jacques Brel - les mots des tripes
  • Albert Einstein - l'imagination et la rigueur
  • Gandhi - l'énergie non violente

C'est en les appréciant que le rédacteur est devenu ce qu'il est.

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