Multinationale

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Les multinationales sont des méga-groupes qui constituent l'expression paroxystique de la logique libérale.

Les multinationales ont un pouvoir considérable, proche de celui des états.

Les multinationales sont à cheval sur les états et les cultures, elles n'ont pour valeur claire que la logique économique et la maximisation d'objectifs économiques.

il ne s'agit pas ici de contester ou de condamner des structures qui de manière cohérente vont au bout de la logique qui conditionne leur création et leur existence.

Objectif

Cette logique est bien sûr la maximisation du profit de l'entreprise multinationale, et ce au profit de l'actionnaire - propriétaire. L'actionnaire qui décide de devenir propriétaire d'actions d'une multinationale le fait avec un et un seul but: l'acroissement des richesses, que ce soit sous forme de dividendes ou sous forme de plus-value.

  • Economique : essentiel, unique
  • Educatif : éducation du client, des partenaires, du personnel - subordonné à l'objectif économique
  • Service (non lucratif) : le service au client est par définition lucratif - les services apparemment non lucratifs sont subordonnées aux services lucratifs
  • Autre (ludique, sportif, culturel) : subordonné à l'objectif économique

Non objectifs

Tous les objectifs non économique sont subordonnés à celui-là, même si ces multinationales déploient des trésors de marketing pour afficher des images plus "humaines". Un slogan tel que "Que pouvons nous faire pour vous?" est d'une spectaculaire hypocrisie, puisque la multinationale ne fera pour vous que ce qui peut contribuer à ses bénéfices à court et moyen terme. Le fait que le service qui vous est offert puisse vous être utile est heureux, mais pour elle c'est à peu près anecdotique.

Les multinationales n'ont PAS pour objectif de satisfaire leur client, sauf lorsque la satisfaction du client est un moyen de générer des revenus et des bénéfices, directement ou indirectement. L'indirection se fait par attraction de nouveaux clients, parfois par effet de hype (passion collective), ou encore par effet indirect de construction d'une image politiquement correcte.

Les multinationales n'ont PAS pour objectif de choyer les travailleurs, en donnant davantage de travail ou davantage de travail à ceux-ci. Les travailleurs de qualité sont choyés parce que leur valeur ajoutée et leur contribution à la rentabilité de l'entreprise excède le coût qu'ils génèrent, et ceci est vrai pour l'ouvrier comme pour le patron dont le coût peut être cent fois plus élevé. Ils sont aussi choyés dans la mesure où il est difficile et couteux de les remplacer, et dans la mesure où la concurrence est susceptible de les attirer.

Commentaires

A nouveau il ne s'agit pas ici de contester ou de juger ce fonctionnement. Il est cohérent, et tout ceux parmi nous qui se sont trouvés actionnaires d'une multinationale savent que cette cohérence est fondée sur des rouages de pouvoir efficaces. L'actionnaire, l'assemblée générale des actionnaires, le conseil d'administration, les structures de direction et le management ne sont que les différents maillons d'une chaîne de transmission dont l'objectif énoncé est la rémunération du premier nommé : l'actionnaire.

Au sein des mutinationales, de nombreuses personnes ont des visions plus complexes, nuancées ou même antagonistes. Le patronat peut donner à des objectifs humains (santé, bien-être, éducation... du personnel) un poids important. Mais s'il fait cela sans arrière-pensée économique, il se met en décalage par rapport à la logique économique de la structure pour laquelle il travaille. De même les travailleurs peuvent organiser un contre pouvoir (syndicat) visant à promouvoir des objectifs non économique face à la logique immédiate de l'actionnaire. Il s'agit par exemple de "défendre l'emploi" ou de "défendre le pouvoir d'achat des travailleurs".

En tout état de cause, il faut bien voir l'entreprise multinationale comme une structure visant de manière caricaturale un objectif unique.