Sociételle

De Le modèle M3M
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La sociételle, la société telle qu'elle s'offre à nos yeux, constitue pour l'HSC un biotope nouveau demandant des adaptations particulières. La création d'un modèle de société nouveau fait partie de ces adaptations, mais il faut aussi comprendre d'où vient cet environnement

Un tableau complexe

La société dans laquelle nous vivons est un tableau complexe, qui a été écrit par des millions de mains, parfois en concertation, le plus souvent dans le désordre. Les couches de peinture successives se recouvrent et se mélangent. Certaines couches anciennes ont été totalement recouvertes, d'autres sont restées intactes, mais la plupart ont été partiellement cachées ou éclaboussées par des interventions ultérieures. Certaines encore restent visible en transparence, mais leur structure est toujours perceptible dans le tableau. En définitive ce qui reste est une étrange composition dont plus grand monde ne comprend les lignes directrices. Cette composition contient des parties élégantes et des parties brutes ou a demi-effacées. Des parties sont desséchées par le temps, tandis que d'autres sont des amas de peintures qui n'ont pas eu le temps de sécher, et sont recolorées à la hâte chaque jour. Tout cela c'est notre monde !

Histoire

Les civilisations qui se sont succédées nous ont chacune apporter des modèles qui ont plus ou moins perduré jusqu'à nous et qui continuent à nous influencer.

Dans le cas des démocraties européennes par exemple, on peut retenir par exemple:

  • le modèle de pensée grec, la curiosité, la naissance d'un éventail philosophique, une idée de l'art, la naissance d'un raisonnement scientifique, le goût de la spéculation de l'esprit n'ayant d'autre but que ses propres méandres. 

[ l'oisiveté? le plaisir? la folie eu la raison? l'orgueil de l'homme? ]

  • en particulier, l'idée grecque de la démocratie (opposée à celle de la tyrannie dans une logique bi-polaire).

[ démocratie? représentativité pertinente? ]

  • le modèle de pouvoir romain, l'organisation d'un pouvoir s'étendant à travers l'espace, le temps et les peuples, la complexité du droit qui régit tout et - déjà! - génère une administration lourde et dénoncée par ses citoyens.
  • le modèle chrétien, l'idée du bien, du mal, de l'accomplissement par le sacrifice ou au moins par la réalisation du devoir, de la mission personnelle; la conviction aussi de devoir transmettre aux autres ses convictions.

[ le bien et la mal? le devoir? le paradis gagné? ]

  • le rationalisme, la puissance de la raison.
  • la révolution industrielle, l'idée du progrès, de la croissance, de la compétition; l'émergence du citoyen-électeur-travailleur-consommateur, des syndicats, des grèves.

[ la croissance pour tous? L'entreprise compétitrice? ]

  • la pensée marxiste, l'opposition du capital et du travail, la civilisation socialiste.

[ le travailleur est opprimé mais le travail est un droit? ]

  • l'ère de la communication planétaire sous toutes ses formes, l'immédiateté, l'universalité.

[ l'impatience? ]

  • la prise de conscience écologique, les limites planétaires du village des hommes.

Personnes

De même le tableau de la sociételle reflète pour une bonne part les démarches d'individus qui ont tracé des voies brillantes dans lesquelles ils ont été suivis par des foules. Ont-ils été bien compris ? Souvent leur propres pensées, les conclusions où elles les menaient les ont effrayé eux-mêmes avant de surprendre la masse conservatrice. Combien d'esprits brillants ont préféré se taire et brûler le fruit de leur démarche ?

Mais notre sociételle est la leur avant tout. Quelle procession ! Socrate Démocrite, Descartes, Galilée, Newton, Darwin, Marx, Einstein,... et tous les autres... Tous ceux que nous oublions alors même que quotidiennement nous pensons comme ils nous ont appris à le faire. Nous leur devons à la fois notre savoir et notre étroitesse de vue, parce qu'en choisissant certains chemins, ils ne pouvaient faire autrement que d'en négliger d'autres. Bien sûr souvent il nous ont libérés de nos fantasmes, de nos aveuglements, de nos barrières. N'en ont-ils pas parfois créer d'autres, à leur insu et à notre insu ?

Nous les lisons, nous les aimons, nous les admirons, mais ne nous ont-ils pas enfermés dans leurs traces ?

Constats

Pour observer la sociételle, il y a lieu de l'observer avec autant de recul que possible, d'établir des constats en s'extrayant autant que possible de notre contexte. Il est impossible d'effacer une histoire, et certainement ce serait triste et aliénant de l'oublier. Il n'est pas possible non plus d'annihiler l'intervention des personnages qui ont façonné notre monde, et cela aussi ce serait triste et non constructif. Ceux qui firent bruler les livres ont causé des dégâts particulièrement regrettable, car la mémoire de nos prédécesseurs est notre plus précieuse richesse.

Tout cela étant, il reste nécessaire de pouvoir observer le monde qui nous entoure, notre sociételle avec autant de recul que possible. Quelles solutions utilisons-nous ? Pourquoi ? Depuis quand ? Suite à quoi ? Est-ce encore pertinent dans le contexte de ce 3ème millénaire naissant ?

L'exercice est difficile, car il s'agit de penser en se libérant de ceux qui nous ont appris à penser.

Alternatives

Le monde est ce qu'il est, la société est telle qu'elle est. A quel point ces modèles sont-ils prévisibles, inévitables ? En d'autres termes, si sur une autre planète des conditions de vie identiques aux nôtres avaient provoqué l'émergence d'une espèce similaire à la nôtre, dans quelle mesure leurs modèles ressembleraient-ils aux nôtres ? Baseraient-ils leurs société sur des lois semblables aux nôtres? S'organiseraient-il en démocratie? A quelles formes de pouvoir se soumettraient-ils? Auraient-ils un modèle économique basé sur des entreprises, des investisseurs, une compétition? Auraient-ils du travail le genre d'idée que nous nous en sommes fait?

En d'autres termes encore, à quel point sommes-nous centraux dans l'éventail des possibles? A quel point serions nous au contraire anecdotiques, spécialisés, étranges, particuliers, bizarres?...

L'évocation d'un modèle tel que Modèle:XMOD sous-tend la conviction que notre sociételle n'est qu'un amalgame de diverses composantes historiques dont certaines (la philosophie, la religion, le rationalisme... ) sont très probablement inévitables, tandis que d'autres (modèle de pouvoir, modèle économique, contribution des individus à la collectivité) ne sont que des solutions anecdotiques ayant émergé par hasard plus que par nécessité.

Mais quelles sont les alternatives? Il nous est très difficile d'échapper aux modèles de pensée dont nous sommes imprégnés, d'en concevoir d'autres? Il nous est difficile d'oublier notre propre histoire. Il est simple pour l'esprit de s'accommoder des faiblesses et défauts de ce qui existe, tandis qu'il est difficile de concevoir ce qui n'a pas été testé, adapté, éprouvé.

Imagination

Notre seule arme pour nous détacher des bizarreries de la sociételle est notre imagination. Souvent il est dit que l'imagination est l'un des atouts de notre espèce, et un des atouts différenciant offrant le succès à certains individus. Mais quand on observe le fonctionnement de notre économie, de nos institutions, de nos pouvoirs, de nos produits, on voit qu'au contraire, le mimétisme est recherché le plus souvent. Celui qui calque sur les autres ses choix et décisions se met à l'abri du risque de la critique.

Dans la démarche Modèle:XMOD, l'imagination s'offre la place centrale. Luxe? Risque? Nécessité!