Bribes de Biosophie

De Lillois Fractale Wiki
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Ce que je sais et ce que je crois

On aimerait savoir beaucoup de choses. Mais à défaut de les savoir, et s'l on est disposé à prendre un certain recul, on est réduit à les croire.


La grande surprise (postulat 1)

Il eut été normal qu'il n'y eut rien. Rien du tout. Ni la matière ni le temps ni l'espace, ni quoi que ce soit qui en approche. L'absence totale, le néant parfait eussent été propres, simples, cohérents, logiques, incontestables, évidents... normaux.

Mais voilà : il semblerait bien qu'il y ait au minimum l'univers et ma conscience à moi. Il y aurait aussi dans l'univers, si je me fie à mes sens, tout ce bric a brac dont j'ai été informé plus ou moins directement.

"Il semblerait bien", je le remplace par: "j'accepte comme hypothèse de base...". Il s'agit donc du postulat 1, chargé de surprise, de scepticisme. Ce postulat qui nie la propreté évidente et défintive du néant est accepté à contre-coeur.

Cette étrange base étant reconnue, comment poursuivre? OK pour l'univers, sa taille fameuse, son âge estimé (14 milliards de fois plus long, dit-on, qu'un tour de le Terre autour du soleil). Pour la question embarassante de l'"avant?" et pour celle de l' "ailleurs?", il semble clair pour les experts en cosmologie que ces questions sont vides de sens. Mais tant qu'à accepter le non-neant, ce n'est pas plus indigeste d'accepter le non-ailleurs et le non-avant. Comme annexe au postulat 1, j'accepte que l'univers est un tout fonctionnel, qu'avant et hors de cet univers, on ne trouve que la normaliité du bon néant.

 

Ma conscience (postulat 2)

Me voici donc dans mon improbable et illogique bulle de temps et d'espace encombrée de matière, l'univers, dont, sceptique mais plutôt forcé, j'accepte l'existence.

L'espace est plutôt confortable et sympathique. On y voit des objets, on peut les y ranger, et on a même la possibilité de s'y déplacer. Mesurer les distances et tout ce qui en découle est assez commode. Je range mes souvenirs et mes idées dans des sortes de tiroirs, donc dans ce qui ressmble à des parcelles d'espace.

Pour le temps, c'est moins agréable. On y est enfermé. Obligé de se déplacer. Mais toujours dans le même sens. Il n'est pas possible d'aller déplacer ou changer quelque chose du côté arrière. Il est encore moins possible d'aller voir plus loin, sauf à dormir longtemps et à perdre tout ce qui se passearit durant ce someil. C'est une demi-prison donc, mais sans le temps, ancré tout au fonds des particules dont nous sommes faits, sans ce maître intraitable, que ferais-je? Immobile à jamaisdans un espace figé où il ne se passerait vraiment rien, qu'aurais je à éprouver? Le temps est le maître le plus intraitable et le plus généreux 

Confortable? Agreable ? Sympathique? Ce sont les mots du paragraphes précédents. Mais hélà !? Il faudra bien revenir aux notions cachées derrière ces qualificatifs.

Un paquet de postulats se bousculent déjà pour encombrer mes fondations.

Voici le deuxième postulat. Ma conscience existe et fonctionne : je pense. D'ailleurs je pense que je pense, donc que j'existe, donc que je fais partie de ce complexe et anecdotique non-neant.

 

Perceptions (postulat 3)

Me voici pensant, et me pensant. De quoi est-elle chargée, cette purée de conscience, cette gélatine qui se se fabrique une mini-représentation de l'unvers, cette conscience qui m'habite.  Cette chose n'est pas plus simple à cécrire et à analyser que l'univers entier. 

Pour l'instant, je m'en tiens au besoin de qualificatifs. Avec évidence je perçois certains objets et ceratines idées comme agréables, sympathiques, confortables. Peut être aussi vrais, vraisemblables, cohérents. Toute perception, et tout énoncé semble ornée d'un subil cocktail de qualificatifs.

Puis je fonctionner sans ces qualificatifs. Il semble que sans eux, l'objet même de ma pensée perdrait toute substance. Quel sens y a-t-il à projetter l'univers dans ma conscience si ces projections ne sont que des énoncés dont le attributs de véracité, de cohérence, d'élégance seraint éliminés ? D'accord, il n'y en aurait as, et j'en suis amené à mon troisième postulat: toutes idée, toute énoncé, tout objet est chargé par ma conscience de qualificatifs. Ceux ci n'ont rien d'absolu. Il faut admettre qu'il sont relatifs, subjectifs, arbitraires. Ils n'ont de sens qu'entre eux, par des jeux d'opposition, de catégorisation, de nuances successives. 

 

Les autres (postulat 4)

De ma propre existence je suis convaincu. De ma conscience active également. De la validité relative des qualificatifs qu'elle construit également. 

Mais les autres. L'entourage dans lequel j'évolue me montre des entités qui semblent très semblables à moi. Ces entités sont convaincues d'exister, ou du moins elles me le font croire. Et elles semelnt equipées des mêmes dispositifs de conscince. Je puis découvrir tous les propositions qu'elles énoncet, tous les qualificatifs dont elles les parent caque fos que je lis, vois ou écoute ces entités qui se prétendent l'égal de moi.

Mais peut être suis je seul. peut être l'univers n'est il fait que pour moi et pour ma conscience. Les autres ne sont alors qu'un complexe décor supposé me nourrir de l'illusion de n'être qu'une entité parmi d'autres. Dns ce cas, tous les énoncés produits par ces autres entités font également partie de ce décor, de cette méga-représentation organisée par moi seul. Tous ces énoncés ne sont alors là que pour donner de la consistance à l'expérience dont je suis l'unique et central cobaye.

 

Vérité (valeur 1)

Certaines choses sont vraies. D'autres sont fausses, c'est à dire pas vraies. Peut-on savoir lesquelles sont vraies, peut-on faire confiance à nos sens, à ceux qui nous informent, à nos propres analyses? C'est difficile. En fin de compte, il  s'agirait d'un décision, un acte de foi. Je décide de faire confinace à mes sens, aux capacités de moin cerveau, aux discours de ceratins de ceux qui m'entourent.

Et je devrai donc m'efforcer de démêler le vrai du faux, à travers les contradictions entendues, les illusions perçues.

Je fais de la vérité la première valeur de mon système.  La détection de la vérité est mon premier objectif.


Cohérence (valeur 2)

Comment demêler le vrai du faux ? Le doute systématique me semble la plus séduisante des méthodes pour atteindre ce but. Rien de ce que m'annocent mes sens, rien de ce que disent mes congénères ne sera accepté sans une mise en doute systématique. Cen 'est que lorsque des sources indépendantes se croisent, et quand une vérité nopuvelle est déclarée compatible avec celles considérées comme acquises, que la nouvelle venue sera intégrée à ma vision du monde.


La Vie (valeur 3)

Je suis entouré d'objets innombrables, d'une grande diversité. Je m'attache à les caractériser, à les classifier, à les hiérarchiser.

Parmi ces objets, certains attirent mon attention et ma sympathie. Je m'attache à eux, je me reconnais semblables à eux, je m'étonne de leurs caractéristiques communes.

Ce sont les objets vivants. Tous les objets vivants: des virus aux baleines, en passant par les chiens et chats qui me suivent, par les scorpions et les serpents, par les hippopotames et pandas, par les fourmis et lombrics.

Je suis un objet vivant comme tout ceux là. Qu'avons nous en commun? La naissance, la mort, la finitude programmée, la puissante homéostasie qui nous maintient, la possibilité de produire des petites répliques de nous-mêmes... Et toutes les caractéristiques que des biologistes éminents ont bien identifiées (par exemple Jacques Monod, "Le hasard et la nécessité").

Je décide donc de donner à tous ces objets vivants, en ce compris ma propre carcasse, un statut privilégié dans ma vision du monde.

Je leur donne une priorité, mon intérêt, mon respect.

Il s'agit plus concrètement de les comprendre, de les défendre, de les protéger.

La famille (valeur 4)

L'enfance (valeur 5)

La création (valeur 6)


De l'utilité des valeurs

A quoi peut-il servir d'avoir des valeurs?

D'une part, les valeurs, j'en ai fait l'expérience, nous aident à tenir debout, à gérer et à triompher de nos doutes lorsque nous traversons des périodes difficiles.

D'autre part les valeurs sont aussi les piliers de la réflexion qui permettent de comprendre et d'interpréter la réalité, de luis odnner du sens, d'articuler